Mésange charbonnière

La Mésange charbonnière est une grande mésange, la plus grande de celles auxquelles nous sommes confrontés dans l’ouest du continent. Elle est remarquable par sa tête noire à larges joues blanches. L’œil très sombre est noyé dans ce noir. Le dessus du corps, manteau et dos, est verdâtre avec une zone plus claire sur la nuque. Les ailes et la queue sombres sont d’un gris nettement nuancé de bleu. Une barre alaire blanche se distingue sur les grandes couverturesalaires. Les parties inférieures sont jaunes mais s’éclaircissent vers la queue. L’arrière des flancs est gris. Le bas-ventre et les sous-caudales sont blancs avec un trait noir médian sur ces dernières. Un bandeau noir médio-ventral court de la gorge au ventre, large et d’un noir profond chez le mâle adulte, plus restreint et plus irrégulier chez la femelle. Ce dimorphisme sexuel n’est évident que chez les adultes. En vue de dessous, la queue paraît bordée de blanc. Ce blanc sur les rectrices externes est bien visible en vol lorsque la queue est ouverte. Le bec est noir et les pattes sont d’un gris bleuté.
Le juvénile a des couleurs plus ternes que celles de l’adulte. Le noir de la tête est mat. Les joues sont lavées de jaune. Le bandeau noir ventral est à peine indiqué. Il faut attendre la mue post-juvénile pour que le plumage soit plus conforme à ce qu’on attend de l’espèce.
Il existe, ou plutôt existait car la situation taxonomique a changé, de très nombreuses sous-espèces (36) de Mésange charbonnière, sensu lato, qui diffèrent surtout par la coloration. La sous-espèce major qui occupe l’Europe continentale, très colorée comme on l’a vu plus haut, se situe à l’extrémité occidentale d’un cline qui en Extrême-Orient donne des sous-espèces comme cinereus ou nipalensis qui ont perdu le jaune du plumage et sont entièrement en noir, blanc et nuances de gris. Ces dernières ont été récemment élévées au rang d’espèces, ce qui fait que le nombre actuel de sous-espèces de Parus major stricto sensu est de 16. (Source Oiseaux.net)